Retail media : cinq questions à poser avant d'accepter le reporting du distributeur
Les espaces retail media se multiplient. Les reportings aussi. Voici les questions qui évitent de confondre visibilité en rayon digital et ventes réellement incrémentales.
Le retail media a ceci de particulier : le distributeur détient à la fois l'espace, une partie des données et souvent le cadre de mesure. L'annonceur reçoit un reporting soigné — et parfois incomplet pour ses propres arbitrages.
Question 1 : la conversion est-elle définie au panier, à la référence, ou à la marque ? Un écart de définition fausse toute comparaison avec vos autres canaux.
Question 2 : quelle est la fenêtre d'attribution ? Quarante-huit heures après une impression n'équivaut pas à quatorze jours après un clic.
Question 3 : le reporting isole-t-il les promotions magasin et les mises en avant physiques ? Sinon, vous mesurez un cocktail.
Question 4 : pouvez-vous obtenir un export brut, pas seulement un PDF ? Sans export, l'audit d'attribution s'arrête à la porte.
Question 5 : existe-t-il un groupe de magasins témoins ou une logique d'incrémentalité documentée ? Si la réponse est floue, traitez le chiffre comme une indication d'activité, pas comme une preuve de contribution nette.
Ces questions ne sont pas hostiles. Elles protègent la relation avec le distributeur en clarifiant dès le brief ce que chacun appellera « résultat ».